○ Interview ○ Nicole Girard, une abonnée de la première heure

Interview : Nicole Girard, une abonnée de la première heure

L’Artothèque fête ses 20 ans découvrez notre saison 2025 -dépliant 01- Artothèque de l'Aisne

Depuis 20 ans, des centaines d’adhérents ont franchi la porte de l’Artothèque de l’Aisne pour faire entrer l’art chez eux. Parmi eux, certaines figures ont accompagné fidèlement notre aventure depuis les débuts. Nicole Girard fait partie de ces emprunteurs pionniers, enthousiastes et engagés, qui nous inspirent à poursuivre notre mission de rendre l’art contemporain accessible à toutes et tous.

Nous avons eu le plaisir de recueillir ses souvenirs, ses coups de cœur, et sa vision de l’Artothèque. Un témoignage sensible, vivant et passionné, à l’image de notre collection.

Interview Nicole Girard, une abonnée de la première heure - Artothèque de l'Aisne

Nicole Girard une abonnée de la première heure.

○ Une abonnée membre d’honneur ○

Ma 1ère inscription à l’artothèque a eu lieu au tout au début de l’existence de l’artothèque de l’Aisne, c’était en 2004 à la Maison des Arts et Loisirs de Laon.
J’étais une des premières emprunteuses en tant qu’élue à la culture pour la ville de Laon.
J’ai eu beaucoup de plaisir d’accueillir l’artothèque à la MAL, c’était une activité culturelle qui n’existait pas et qui me semblait nécessaire.

 

« J’avais emprunté des tableaux de Pierre Alechinsky et comme j’ai adoré cet artiste, On m’en a offert un ! »

○ Profiter de la richesse de la création contemporaine ○

La première œuvre que j’ai pu emprunter à l’artothèque était une œuvre de l’artiste Gérard Titus Carmel (originaire du département), que j’avais découvert lors de la programmation des expositions de la MAL. Ses œuvres très contemporaines m’avaient beaucoup plu.

○ Une continuité dans mon parcours d’emprunteuse ○

Mon inscription à l’artothèque était comme une évidence. J’ai sauté sur l’occasion, comme à la bibliothèque que je fréquentais régulièrement. Ce Fonctionnement « comme une bibliothèque avec des emprunts », nous donne l’impression d’être propriétaire de la chose.

○ Succomber à un artiste ○

Ce que j’aime dans le fait d’emprunter une œuvre d’art, c’est oser faire un choix, succomber à un artiste.

Il m’est souvent arrivé de réemprunter une même œuvre. Ça n’enlève rien au plaisir du regard et de la découverte.
Je venais toujours chercher la même œuvre d’Alechinsky.

Quand l’œuvre n’était pas là il me fallait emprunter autre chose.
Je choisissais au coup de cœur.
J’ai longtemps cherché des grands formats parce que j’avais la place.

○ L’inaccessible devient possible ○

Pour nous cet inaccessible n’est possible que par l’emprunt. La valeur des œuvres est trop importante.
J’aime bien avoir des originaux.
Dans les années 80 on achetait des affiches car c’était une façon d’approcher les images.
Un original c’est plus vivant !

Grâce aux emprunts à l’artothèque l’inaccessible devient possible ! C’est toujours plaisant de pouvoir rentrer chez soi avec une œuvre que l’on ne voit que dans les musées.

○ Le plaisir de « feuilleter » des tableaux ○

J’aime bien retourner les tableaux quand ils sont l’un sur l’autre.
J’aime bien feuilleter les tableaux plutôt que de les voir tous sur un mur.
J’aime bien toucher les tableaux.
J’aime bien déplacer les tableaux.
C’est ce qui est bien à l’artothèque !
Et pour moi le fait d’emprunter stimule tous les sens.
A chaque fois que l’on regarde une œuvre on peut y voir des choses différentes.

○ Sensibilité ou âme d’artiste ? ○

J’aime le monde de l’art pourtant je ne suis pas artiste.
Mais mon âme d’artiste, c’est le regard que je pose sur le monde et les choses qui m’entourent
J’ai toujours vécu dans un univers artistique très fort.
J’ai une sensibilité à cela depuis toujours, tout comme pour la littérature, la musique et la poésie en particulier.
Je crois que c’est dû au fait que j’étais myope étant petite. On vit dans un monde de nuances.
On ne voit pas bien les formes.
Quand tu ne vois pas de très loin, tu es obligée de faire fonctionner autre chose, et tout ça c’est l’écoute.
L’art c’est les nuances.

○ L’artothèque un réseau de connaissance ○

La création de l’artothèque a favorisé la démocratisation de l’art parce que l’on y voit des gens qu’on n’avait pratiquement jamais vu nulle part. Ils sont amenés par d’autres.
C’est un lieu « où ça papote ».
On y rencontre toujours quelqu’un qu’on connaît.
L’artothèque a un côté convivial.
J’adore !
C’est un réseau de connaissance. Tu vas chez quelqu’un il a un super truc et tu dis « c’est vachement beau ça ! » et tu peux l’emprunter à l’artothèque de l’Aisne.

 

○ Propos recueillis par Muriel Pacot

Vous êtes déjà adhèrent à l’association Arène collection / Artothèque de l’Aisne, cette période vous permet d’échanger et de choisir les œuvres que vous emprunterez jusqu’à la prochaine période (janvier / juin / octobre).

Vous n’êtes pas encore adhèrent à l’association Arène collection / Artothèque de l’Aisne, l’exposition des œuvres et notre présence à la Médiathèque de Tergnier vous permet de venir découvrir notre collection, le fonctionnement des l’emprunts.

Artothèque de l’Aisne

Accueillie à la médiathèque “L’Oiseau Lire”
Place Lionel Lefèvre
02700 Tergnier
artothequedelaisne@gmail.com
06.79.58.28.56