Eugène DODEIGNE

Eugène DODEIGNE né en 1923 à Rouvreux, près de Liège en Belgique., vit et travaille à Bondues, près de Lille.

Dès l’âge de treize ans, Eugène DODEIGNE apprend la taille de la pierre avec son père. Il suit des cours de dessin et de modelage à l’Ecole des Beaux-arts de Tourcoing puis à Paris. La figure humaine devient vite l’unique sujet de ses œuvres.
C’est sous l’influence des formes abstraites, lisses et denses de Constantin BRANCUSI qu’il comprend qu’une pierre, peut receler une énergie et une tension insoupçonnées Sa figuration abrupte, fortement expressive, articule de larges pans lisses, rugueux ou striés et des facettes violemment éclatées, qui laissent visible son travail de taille directe. DODEIGNE passe alternativement d’une figuration allusive de corps humains déchiquetés, assemblés en groupes puissants qui l’apparentent à Auguste Rodin, au dépouillement de Giacometti de Germaine Richier. à des œuvres monumentales d’une stricte abstraction.

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« Parallèlement à ses grands blocs taillés dans la pierre de Soignies (granit gris bleu) ,son matériau de prédilection, Eugène DODEIGNE développe une activité de dessinateur qui accompagne toute sa carrière de sculpteur. (Il est même enseignant en dessin à Roubaix, puis à l’Ecole Saint-Luc de Tournai en 1956 et1957.)
Ses activités de dessinateur et de sculpteur sont liées : c’est dans le dessin qu’Eugène DODEIGNE « trouve les thèmes de [ses] sculptures ». Le fusain est utilisé pour le dessin comme pour la préparation de la pierre de Soignies, sur laquelle il délimite les parties à entailler. Les anatomies sur papier préfigurent les êtres Anthropomorphiques évoqués par les blocs de pierre ; De même qu’en sculpture, le corps y apparaît d’abord comme une masse, tendue dans un effort musculaire. Pour le dessin, Eugène DODEIGNE choisit souvent les plus grandes feuilles de papier existant, de format Grand Aigle » (108×75.5 cm) donnant place à la force du trait, à la vigueur du geste que l’on retrouve dans les blocs monumentaux […] L’artiste dessine aussi sur le motif en observant les danseurs des Ballets de Nord. (Fusains sur papier de la collection de MAC/Val, 1989 1991. Il ne donne pas de titre, il suggère des formes anthropomorphiques comme dans ses sculptures… Les noirs et les gris du dessin soulignent la tension de la musculature et la tension du corps en équilibre. (1) »

Dès les années soixante il bénéficie d’une reconnaissance internationale. Sa présence dans le tout nouveau Parc de Sculpture du Jardin des Tuileries en 1999, confirme la place grandissante qu’occupe DODEIGNE dans l’histoire de la sculpture de la seconde partie du XXe siècle. Il a exposé un peu partout dans le monde et son œuvre figure dans de nombreuses collections publiques notamment en Europe du Nord, en France, aux Etats-Unis et en Suisse. On peut voir ses dessins notamment au musée D’art Moderne de Lille Métropole, ou au MAC/VAL de Vitry-sur-Seine.

AV et CT

(1) Valérie DURAND-LABAYLE , « Eugène Dodeigne » catalogue de l’exposition Parcours 2,2007/2008, collection du
MAC/VAL, MAC/VAL, Vitry-sur-Seine, page 24 et 26.
Sources complémentaires :
François DOURNES : « Eugène DODEIGNE », in magazine exporevue : exporevue.com
Galerie Francis MOREEUW : moreeuw.com/histoire-art/eugene-dodeigne-sculpteur.htm

Artothèque de l'Aisne

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Eugène DODEIGNE

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Eugène

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DODEIGNE Eugène

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