Pol BURY

Né à Haine-Saint-Pierre en Belgique en 1922 et mort à Paris en 2005

Dans sa jeunesse il appartient au groupe surréaliste Rupture, puis à partir de 1947, il s’oriente vers l’abstraction et fait partie du mouvement COBRA. En 1953, il découvre les œuvres de CALDER, abandonne peu à peu la peinture et réalise ses premiers plans mobiles. Pol BURY est, depuis lors, considéré comme un des pères du cinétisme, il réalise des œuvres en mouvement.

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En 1976, il crée sa première fontaine hydraulique. Depuis lors, Pol BURY n’a cessé de concevoir de nouvelles fontaines, (dont celle du Palais Royal à Paris) toutes plus surprenantes les unes que les autres, utilisant successivement les cylindres, les sphères, les coupelles et les triangles, le tout en acier inoxydable. Dans ces fontaines, l’eau est utilisée pour déséquilibrer l’équilibre instable de volumes d’acier.

« Par la lenteur, les trajets semblent échapper à la programmation ; ils se parent d’une liberté réelle ou fictive, d’une liberté qui agit pour elle-même et pour son plaisir. La boule s’oppose à la pesanteur : force contraire qui perturbe l’œil . Deux libertés s’affrontent et compliquent les trajets. Se déplaçant rapidement de A en B, la boule nous ferait oublier, facilement, la pesanteur, la gravitation, son propre volume même. Mais la lenteur nous la restitue dans sa lutte trouvant, en elle-même, la force nécessaire à vaincre son propre poids. » Pol BURY, Le Temps dilaté, 1964 *

« Fontaines ou sculptures, chacune fera ce qu’elle voudra dans un lieu, elles ne m’appartiennent plus, elles vivent leur vie propre avec leur soleil, leur lune, leur pluie. Quand une fontaine est dans la nature, elle atteint son point final, son apogée ; elle respire, elle s’oxygène » Pol BURY.

Dans l’œuvre de Pol Bury, les jeux d’équilibre, les mouvements répétitifs constituent le principal pôle de recherche, mais si le mouvement est répétitif, jamais il ne suit un rythme linéaire ; il y a des temps morts, où le temps paraît suspendu, où le spectateur est maintenu en attente de l’action. Ce sont ces jeux d’équilibre, cette suspension du mouvement que l’on retrouve dans Quarante barres et un cercle.

Parallèlement à ses créations en volume, Pol BURY se consacre au dessin, à la peinture, mais aussi à l’écriture, au cinéma, à la création de bijoux.

DV – AV

* cité par Paul-Louis Rinuy, in Espace, mouvement et son dans la sculpture de la seconde moitié du XXme siècle , décembre 2009, SCEREN, CNDP, page 18.
Sources complémentaires :
 Site de référence de la peinture et des peintres belges des 19e, 20e et 21e siècles. Mémoires, La lettre mensuelle. Les chroniques de Françoise Bernardi, Juillet 2005, Pol Bury - Des fontaines et des sculptures au Domaine du Château de Seneffe : artmemoires.com/lmter/l5557/54fb_polbury05.htm.

 

Artothèque de l'Aisne

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Pol BURY

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BURY

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Pol

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BURY Pol

Né à Haine-Saint-Pierre en Belgique en 1922 et mort à Paris en 2005

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Dans sa jeunesse il appartient au groupe surréaliste Rupture, puis à partir de 1947, il s’oriente vers l’abstraction et fait partie du mouvement COBRA. En 1953, il découvre les œuvres de CALDER, abandonne peu à peu la peinture et réalise ses premiers plans mobiles. Pol BURY est, depuis lors, considéré comme un des pères du cinétisme, il réalise des œuvres en mouvement.

En 1976, il crée sa première fontaine hydraulique. Depuis lors, Pol BURY n’a cessé de concevoir de nouvelles fontaines, (dont celle du Palais Royal à Paris) toutes plus surprenantes les unes que les autres, utilisant successivement les cylindres, les sphères, les coupelles et les triangles, le tout en acier inoxydable. Dans ces fontaines, l’eau est utilisée pour déséquilibrer l’équilibre instable de volumes d’acier.

« Par la lenteur, les trajets semblent échapper à la programmation ; ils se parent d’une liberté réelle ou fictive, d’une liberté qui agit pour elle-même et pour son plaisir. La boule s’oppose à la pesanteur : force contraire qui perturbe l’œil . Deux libertés s’affrontent et compliquent les trajets. Se déplaçant rapidement de A en B, la boule nous ferait oublier, facilement, la pesanteur, la gravitation, son propre volume même. Mais la lenteur nous la restitue dans sa lutte trouvant, en elle-même, la force nécessaire à vaincre son propre poids. » Pol BURY, Le Temps dilaté, 1964 *

« Fontaines ou sculptures, chacune fera ce qu’elle voudra dans un lieu, elles ne m’appartiennent plus, elles vivent leur vie propre avec leur soleil, leur lune, leur pluie. Quand une fontaine est dans la nature, elle atteint son point final, son apogée ; elle respire, elle s’oxygène » Pol BURY.

Dans l’œuvre de Pol Bury, les jeux d’équilibre, les mouvements répétitifs constituent le principal pôle de recherche, mais si le mouvement est répétitif, jamais il ne suit un rythme linéaire ; il y a des temps morts, où le temps paraît suspendu, où le spectateur est maintenu en attente de l’action. Ce sont ces jeux d’équilibre, cette suspension du mouvement que l’on retrouve dans Quarante barres et un cercle.

Parallèlement à ses créations en volume, Pol BURY se consacre au dessin, à la peinture, mais aussi à l’écriture, au cinéma, à la création de bijoux.

DV – AV

* cité par Paul-Louis Rinuy, in Espace, mouvement et son dans la sculpture de la seconde moitié du XXme siècle , décembre 2009, SCEREN, CNDP, page 18.
Sources complémentaires :
 Site de référence de la peinture et des peintres belges des 19e, 20e et 21e siècles. Mémoires, La lettre mensuelle. Les chroniques de Françoise Bernardi, Juillet 2005, Pol Bury - Des fontaines et des sculptures au Domaine du Château de Seneffe : artmemoires.com/lmter/l5557/54fb_polbury05.htm.